lundi 28 septembre 2009

Vidéo de l'action "Boycott KKL"- 26/09/09

video

Communiqué de BDS France sur l'action Boycott KKL




COMMUNIQUE DE LA CAMPAGNE BDS FRANCE


Le KKL ou « fond national juif » qui se présente comme une organisation "verte" et écologique a pour finalité de collecter des fonds pour l'État d'Israël et pour les colonies installées dans les Territoires occupés, en violation du droit international.

Samedi 26 septembre des militant-es de la campagne BDS France « Boycott - Désinvestissement -
Sanction » ont donc mené une action citoyenne afin de protester contre la présence de cette organisation au Salon "Planète mode d'emploi".

A l'intérieur du salon qui se tenait porte de Versailles, une trentaine de citoyens sont venus interpeller les organisateurs et leur demander de renoncer à l'avenir de recevoir le KKL dans leur enceinte. Une coordinatrice de la campagne BDS France a été reçue par Mr René Sylvestre, président de « Action Planète mode d'emploi » et lui a exposé les raisons de cette mobilisation. La lettre de la campagne BDS concernant le KKL lui a été remise.

KKL, créée au début du siècle dernier et directement impliquée dans une longue série de violations du droit international, a reconnu depuis longtemps que son objectif est de conquérir les terres palestiniennes. Elle se targue, entre autres, de planter des arbres dans le Néguev, après l'expulsion des bédouins palestiniens sédentarisés qui y habitent depuis des milliers d'années. KKL encourage également les crimes de guerres, puisqu'elle organise chaque année en France des galas visant à récolter des fonds pour l'armée d'occupation israélienne, armée accusée de crimes de guerre par de très nombreuses ONG dont Amnesty International et récemment par le rapport Goldstone des Nations-unies.

En coordination avec le comité national BDS palestinien, qui siège à Ramallah ( Palestine occupée ) et avec les campagnes BDS nationales des autres pays européens, les militant-e-s pour le droit et la justice de la campagne française mènent régulièrement des actions d'information et d'interpellation pour faire cesser la complicité active des institutions et entreprises françaises avec l'État d'Israël.
PAS DE RACISTES, CHEZ LES ECOLOGISTES!

KKL DEGAGE D' ICI, LE TEMPS DES COLONIES, C EST FINI!

KKL VOLEURS DE TERRES!

BOYCOTT KKL, BOYCOTT ISRAEL!
La lettre adressée au salon: http://campagneboycott.blogspot.com/2009/09/lettre-adressee-aux-organisateurs-du.html
La vidéo du rassemblement devant le stand du KKL:
Quelques photos de l'action:































dimanche 27 septembre 2009

Action Boycott à la Porte de Versailles - 26/09/09

VIDEO: Boycott KKL

Paris, 26 septembre 2009. ACTION contre la présence de l'organisation KKL, une organisation israélienne, au salon "Planète mode d'emploi". Une action dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

http://www.youtube.com/watch?v=iE2I8X8OdFQ

mardi 22 septembre 2009

Lettre adressée aux organisateurs du Salon "Action Planète Mode d'emploi"*


* : Le site du salon : http://www.planetemodedemploi.fr/

Paris,
Le 21 septembre 2009


Objet: Participation du KKL à votre salon


Nous avons appris avec consternation la présence au salon« Planète mode d'emploi » du Keren Kayemeth Leisrael (KKL).

Les participants à un salon à caractère écologiste, tel que le vôtre, ont en effet vocation à se préoccuper quotidiennement des bonnes relations des gens avec leur environnement.
C"est pourquoi il n'est pas pensable que les organisateurs d'un tel salon invitent des associations qui se comportent en conquérantes cyniques à l'égard d'un peuple et de son patrimoine.

Mais peut-être avez-vous mal été informés sur ce qu'est réellement le KKL et sur la réalité que veut masquer l'organisation qui s'enorgueille d'être la première organisation verte d'Israël

Aussi sachez que cette organisation qui se nomme en français « Fond National Juif » soutient activement depuis sa création «la rédemption de la terre du peuple juif» et donc la colonisation des terres palestiniennes et l'expropriation des autochtones palestiniens de leurs terres à travers notamment des confiscations de terrains. Par ailleurs dans ses statuts, l'organisation émanation de l'agence juive n'a vocation à s'intéresser qu'aux juifs, et s'interdit explicitement la vente ou la location de terres à des non-Juifs.


Cela signifie par exemple que tout Juif dans le monde, vivant n’importe où de Tombouctou au Canada, peut recevoir de la terre du KKL, sans même venir en Israël, alors qu’un citoyen arabe d’Israël, dont les ancêtres ont vécu sur cette terre depuis des centaines - ou même des milliers - d’années, ne peut pas y acquérir un appartement. Il s'agit d'une discrimination institutionnalisée menée à grande échelle.


Dans la longue liste des violations flagrantes du droit international dont le KKL est responsable, il y a également le fait que les milliers d'arbres que l'organisation se vante d'avoir planté l'ont été dans la vallée du Jourdain, le désert du Néguev, territoires qui sont selon les résolutions de l'ONU ne font pas partie d'Israël, mais ont été occupés en 1948. Autre exemple: nous vous rappelons que le KKL a planté grâce à des fonds canadiens, le «Canada Park » sur les ruines du village de Latroun rasé par Ariel Sharon en 1967.


Aujourd'hui, le KKL lève des fonds français pour planter «le Parc de France» sur les terres expropriées des villages entourant Jérusalem entre les colonies de Maale Adoumim et Jérusalem Est. Ainsi ce serait un parc «français» qui permettrait de parachever les contours du «grand Jérusalem» voulu par les colons.


Le KKL réunit aussi des fonds pour financer la «judaïsation du Néguev» en expulsant et regroupant les bédouins qui le peuplent dans des villes-réserves, comme il en a récolté pour financer des «aires de repos» pour le bien-être des soldats rentrant de Gaza. Ce processus de colonisation, dans ces divers aspects est considéré comme autant de crimes de guerre par la Quatrième Convention de Genève.


Dans votre charte éthique vous faites également référence à la « responsabilité sociétale » des exposants à votre salon, notamment à travers la « non-discrimination ». Or en Israël, les citoyens israéliens arabes d’origine palestinienne n’ont pas accès aux mêmes droits que les juifs israéliens et des villages entiers ne bénéficient pas de services publics bien que payant leurs impôts.


A travers tous les motifs explicités plus haut, la présence de cette organisation dans votre salon, dont l'objectif est de réfléchir aux actions pour « mieux vivre ensemble » ne pourrait qu'apparaître indécente et insupportable à tout défenseur des droits de l'Homme informé sur les objectifs et les réalisations véritables du KKL.


Nous vous appelons, en cohérence avec les valeurs éthiques que vous exprimez, à retirer immédiatement votre soutien à la présence du KKL dans votre salon.


Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire sur le KKL.

Campagne BDS France (Boycott – Désinvestissement - Sanctions)

Un de plus ! Solidaires Industries rejoint la Campagne BDS


Communiqué "Boycott Israel! " de Solidaires Industries:



L’Union syndicale Solidaires Industrie rejoint la campagne nationale et internationale de Boycott, Désinvestissement, Sanction (campagne BDS) contre Israël lancée par les organisations palestiniennes en 2005.


Israël impose un régime d’Apartheid aux palestiniens. Le monde a refusé l’apartheid en Afrique du Sud, il le refuse aussi en Palestine. La société civile palestinienne a lancé un appel à une campagne non-violente de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en 2005 tant qu’Israël ne respectera pas le droit international. Quasiment aucune des résolutions de l’ONU n’ont été respectées depuis 1948 par cet état colonial qui discrimine la population palestinienne et qui étend sans limite le territoire de ses colonies. La fiction de deux Etats initiée aux accords d’Oslo en 1993 est largement mise à mal aujourd’hui et les ouvriers et paysans palestiniens vivent sous un régime d’occupation militaire.


Nous exigeons avec la société civile palestinienne qu’Israël respecte les préceptes du droit international en : 1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres Arabes et en démantelant le Mur, 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israël à une égalité absolue 3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés, comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.


Déjà, plus de 200 organisations et syndicats par le monde ont signé cet appel. Dans un cadre syndical les TUC britanniques viennent de s’y associer ainsi que l’Union syndicale Solidaires en France. Nous les rejoignons après nos camarades de Sud Education, Sud Santé Sociaux, Sud Etudiant et Sud Recherche.


Au dela du boycott économique, universitaire, culturel et institutionnel nous insistons sur notre rôle d’organisation syndicale. Les droits des travailleurs palestiniens dans les frontières de 1948 ou dans celles de 1967 n’ont pas de rapport avec ceux des autres citoyens israéliens. La discrimination est patente, 50.000 ouvriers agricoles palestiniens travaillent dans les colonies et la vallée du Jourdain sans droits, avec des salaires inférieurs de moitié au salaire minimal israéliens.


Les ouvriers de l’industrie connaissent des conditions de travail très dangereuses dans des usines chimiques ou métallurgiques sans protection légale, avec de très nombreux accidents du travail et d’intoxication par les composants chimiques qu’ils manipulent, sans la possibilité de se faire soigner en Israël à cause du Mur. De nombreuses sociétés françaises travaillent pour Israël. Dans les années 1980 la campagne de Boycott pour l’Afrique du sud avait entraîné des réactions syndicales dans les usines françaises Alstom qui construisaient les centrales nucléaires pour ce pays raciste.
Aujourd’hui toujours chez Alstom des réactions ont lieu contre la construction du tramway de Jérusalem qui va augmenter la discrimination à l’égard des palestiniens. En Languedoc Roussillon nos camarade de Solidaires 34 luttent contre la société israélienne Agrexco qui ne respecte pas les droits des palestiniens. Une action syndicale est possible.


Nous appelons tous les syndicats de Solidaires Industrie à participer à la campagne de Boycott d’Israël.
Solidaires Industrie est aux côtés et soutien dans leurs luttes les travailleurs palestiniens. 22/09/2009


source:


samedi 19 septembre 2009

Pendant le match de Ligue des champions Bordeaux-Haifa, l'apartheid continue!


Le Boycott sportif fait aussi partie de l'appel BDS.Les Palestiniens nous demandent de boycotter la présence des joueurs israeliens à Bordeaux :

http://www.dailymotion.com/video/xaj48a_match-de-foot-ligue-des-champions-b_sport

Le syndicats de Grande-Bretagne s’engagent dans un mouvement de boycott massif des produits israéliens


17 septembre 2009

BDS Une décision qui fera date : les syndicats britanniques ont voté en grande majorité pour s’engager à construire un mouvement massif de boycott, de désinvestissement et de sanctions à l’égard d’Israël pour amener ce pays à un accord négocié basé sur le respect de la justice à l’endroit des Palestiniens.

La motion est passée au Congrès annuel de la fédération des syndicats aujourd’hui 17 septembre, votée par des syndicats représentant 6.5 millions de travailleurs au royaume uni.

Hugh Lanning, président de la campagne de solidarité pour la Palestine a dit : "Cette motion est la culmination d’une vague de motions votées aux conférences syndicales cette année, à la suite du choc causé par l’attaque brutale de Gaza par Israël, et reflète le support croissant en faveur des droits des Palestiniens. Nous travaillerons avec la fédération des syndicats pour mettre en place une campagne massive de boycott des produits israéliens, spécialement les produits agricoles qui sont issus des implantations illégales en Cisjordanie."
La motion a de plus demandé au Conseil général de la Confédération des Syndicats de faire pression sur le gouvernement britannique afin qu’il stoppe tout commerce d’armement avec Israël et s’engage à suspendre l’accord d’association qui lie Israël à l’Europe. Les syndicats ont également encouragé à ne plus traiter avec les entreprises qui profitent de l’occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, occupation qui dure depuis 42 ans.
La motion a été présentée par le syndicat des pompiers. Les syndicats les plus importants au Royaume Uni, incluant Unite, le syndicat du secteur public, et UNISON, qui représente les travailleurs du secteur de la santé, ont voté en faveur de la motion.

La motion a aussi condamné les déclarations du syndicat israélien "Histadrut" qui a défendu la guerre d’Israël contre Gaza qui a tué 1450 Palestiniens en trois semaines, et a demandé une révision des relations de la confédération des syndicats britanniques avec le syndicat Histadrut.
Les syndicats de Grande-Bretagne se joignent à ceux d’Afrique du Sud et d’Irlande en votant pour le recours à un boycott massif comme outil destiné à amener Israël à respecter la loi internationale, et à le forcer à se conformer aux résolutions de l’ONU qui appellent à la justice et l’égalité pour le peuple palestinien.
La Campagne de Solidarité pour la Palestine a pour but d’étendre la connaissance qu’a le grand public de l’occupation de la Palestine et de la lutte du peuple palestinien. PSC cherche à faire pression à la fois sur les gouvernements britanniques et israéliens afin qu’ils rendent leur politique conforme à la loi internationale. PSC est une organisation indépendante, non gouvernementale, n’appartenant pas à un parti politique, qui comprend des membres provenant de communautés à travers le Royaume-Uni.

Rejoignez PSC dès aujourd’hui !
Plus d’informations : http://www.palestinecampaign.org
Le mouvement "Boycott, Désinvestissement et Sanctions" vise à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international : http://www.bdsmovement.net/ contact presse : Palestine Solidarity Campaign : 020 7700 6192 intégralité de la motion du 17 septembre :
http://www.congressvoices.org/2009/76-palestine/ Palestine Solidarity Campaign Box BM PSA London WC1N 3XX Tel : 020 7700 6192 Fax : 020 7609 7779 Email : info@palestinecampaign.org Web : http://www.palestinecampaign.org
BDS - Traduction : J M (AFPS Vendée)

mercredi 16 septembre 2009

Un important fonds de pension américain confirme son désinvestissement d’une firme israélienne

Ultra-Orthodox businessman Lev Leviev. (Motti Kimche)

Le fonds de pension géant américain TIAA-CREF, a confirmé dans un communiqué de presse vendredi qu’il s’était retiré de la société « Africa Israel Investments », détenue par le milliardaire israélien Lev Leviev.


Cette déclaration a été faite en réponse à une lettre envoyée par un groupe pro-palestinien, « A dalah-NY », et signé par les clients de TIAA-CREF.
L’investissement du fonds de pension dans « Africa Israel Investments » ne s’élevaient qu’à 257 000 dollars, et l’effet financier de la décision est minime.
Mais les nouvelles du retrait sont connues alors que la société israélienne en question est victime d’une crise financière profonde, ayant récemment annoncé être dans l’incapacité ses engagements envers ses créanciers.
NY Adalah a noté dans un communiqué de presse que en dépit du désengagement récent de « Africa Israel Investments », le rapport de TIAA-CREF daté du 30 juin indique que le fonds continue d’investir dans un certain nombre de sociétés soutenant les activités de colonisation israélienne, dont « Israël Discount Bank », « Cellcom Israël », « Bezeq Israeli Telecommunications Corp », « Bank Leumi », et « Motorola », entre autres.
Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement norvégien a annoncé le retrait de tous ses investissements d’« Elbit Systems », qui fabrique le système de surveillance installé sur plusieurs segments du mur d’apartheid en Cisjordanie.
Le ministre norvégien des Finances Kristin Halvorsen a déclaré que la décision était fondée sur la recommandation du conseil de son ministère. « Nous ne voulons pas financer les entreprises qui contribuent ainsi directement à des violations du droit international et humanitaire », a dit Halvorsen, expliquant que la barrière de séparation empiètait sur la liberté de circulation des habitants de la Cisjordanie.


source:


lundi 14 septembre 2009

La chanteuse israelienne Noa huée le 11/09/09 à Barcelone


Le vendredi 11 septembre dernier, le gouvernement de Catalogne a préparé un concert pour leur fête national, et a invité Noa.

Des militants de la campagne internationale BDS ont protesté contre l’invitation faite à la chanteuse, qui a publiquement soutenu le gouvernement israelien lors du dernier massacre à Gaza de Janvier dernier.


lundi 7 septembre 2009

Israël, boycott, sanctions et désinvestissement - Alain Gresh, le Blog Diplo.

Israël, boycott, sanctions et désinvestissement


Reprenant une dépêche de l’Agence France-Presse du 4 septembre, Romandie News titre :

« Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a protesté vendredi contre la décision du fonds de pension public norvégien, l’un des plus gros fonds souverains au monde, de se retirer d’un groupe électronique israélien. “Le ministre de la Défense s’est entretenu avec le ministre norvégien des Affaires étrangères (Jonas Gahr Stoere) pour lui exprimer son mécontentement à la suite de la décision du fonds norvégien concernant Elbit”, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense. Selon le communiqué, le ministre norvégien a expliqué qu’il s’agissait “d’un fonds privé et que le gouvernement norvégien n’a aucun pouvoir sur lui”.
Ce fonds est géré par la banque centrale norvégienne. Les décisions d’exclure ou de réintégrer une société dans la liste des sociétés destinataires de ses investissements sont prises par le ministère des finances sur la base de recommandations faites par un Conseil (consultatif) d’éthique". La société Elbit est accusée d’avoir fourni un système de surveillance pour la barrière de séparation israélienne, déclarée illégale par la Cour internationale de justice en 2004.
(...)
Premier investisseur sur les Bourses européennes, le fonds pétrolier norvégien —comme il est plus communément connu parce qu’il est alimenté par les recettes pétrolières de l’Etat norvégien— pesait 2.385 milliards de couronnes (277 milliards d’euros) en actions et obligations internationales fin juin. »
Une dépêche de l’agence Reuters reprise sur lepost.fr le 4 septembre sous le titre « La Norvège adhère à la campagne d’embargo contre Israël pour violation du droit humanitaire. » précise :
« “Nous ne souhaitons pas financer des entreprises qui contribuent de manière aussi directe à des violations du droit humanitaire international”, a déclaré la ministre norvégienne des Finances, Kristin Halvorsen. Elle a déclaré que la liberté de mouvement des Palestiniens avait été “restreinte de manière inacceptable” par la barrière de séparation, dont Israël défend la construction pour se protéger du risque d’attentats suicides. La Cour internationale de justice a statué que ce mur enfreignait la quatrième convention de Genève et “les autorités norvégiennes ont agi en accord avec cela”, a ajouté Halvorsen. »

Cette condamnation du mur est d’autant plus importante que le jugement de la cour s’est heurté au sein des autorités françaises à de nombreuses réticences (« La France contre la Cour internationale de justice »).
Cette position, déjà évidente sous la présidence de Jacques Chirac s’est maintenue comme on a pu le voir avec la visite à Bethléem de Valérie Hoffenberg, « représentante spéciale de la France pour la dimension, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient » par ailleurs directrice pour la France de l’American Jewish Committee (AJC), une des organisations juives américaines connues pour leur soutien inconditionnel à Israël. (Lire Gilles Paris, « Un parc industriel franco-palestinien lancé à Bethléem », lemonde.fr, 3 septembre). Selon le journaliste du Monde « Mme Hoffenberg juge ainsi qu’elle (la barrière dite de sécurité, c’est à dire le mur) est « bienvenue si elle a permis de ramener la confiance entre Israéliens et Palestiniens ». Qu’importe pour la représentante de la France, les décisions de la Cour internationale de justice...
Peut-on faire appliquer le droit international en Palestine, malgré la passivité de nombre de gouvernements occidentaux ? Il semble que oui si l’on en croit ces quelques exemples.
Ainsi, un fonds d’investissement américain s’est retiré du fonds Leviev qui travaille dans les colonies (lire « BlackRock divests from Leviev, an ‘NYT’ advertiser (and guess who doesn’t report it, » sur le blog de Philip Weiss, Mondoweiss, 31 août 2009). Une campagne se développe contre le projet Agrexco à Sète (Christophe Payet, « Agrexco à Sète : une caution à la colonisation israélienne ? », Rue89, 22 août) et l’implication d’Alstom et Connex (Veolia), deux compagnies françaises dans la construction du tramway de Jérusalem est toujours devant les tribunaux (« Alstom et le tramway de Jérusalem ».)

Le Monde diplomatique de septembre consacre deux articles à ce thème. « Israël est-il menacé par une campagne de désinvestissement ? » par Willy Jackson ; et « De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh » par Sharon Weill (ces articles ne sont pas disponibles en ligne, mais le numéro est en vente dans tous les bons kiosques :-) ).
Le débat sur ces questions n’est pas nouveau, mais il semble que, de plus en plus de voix dans les sociétés civiles se prononcent en faveur de sanctions et du boycott contre Israël, un peu sur le modèle de l’Afrique du Sud.
Le récent débat autour du texte du militant pacifiste israélien Uri Avnery montre toutefois qu’il n’est pas totalement tranché. Son texte, « Tutu’s prayer » le prouve – traduction française : « La prière de Tutu- Une réponse à Neve Gordon » :
« La question du boycott est revenue à l’ordre du jour cette semaine suite à la parution d’un article du Dr. Neve Gordon dans le Los Angeles Times (version française ici), appelant à un boycott international d’Israël. Il a donné l’exemple de l’Afrique du Sud pour montrer comment un boycott d’envergure mondiale pourrait obliger Israël, qu’il compare au régime de l’apartheid, à mettre fin à l’occupation.
Je connais et respecte Neve Gordon depuis de nombreuses années. Avant de devenir maître de conférences à l’Université Ben Gourion à Beersheba, il a organisé plusieurs manifestations contre le mur de séparation dans la région de Jérusalem, auxquelles j’ai également pris part.
(...)
En Afrique du Sud, un accord total existait entre les deux côtés au sujet de l’unité du pays. La lutte concernait le régime. Les blancs et les noirs se considéraient tout autant sud-africains et étaient déterminés à garder le pays intact. Les blancs ne souhaitaient pas la partition, et d’ailleurs ils ne pouvaient pas la vouloir puisque leur économie était basée sur le travail des noirs.
Dans ce pays, les Juifs israéliens et les Arabes palestiniens n’ont rien en commun : pas de sentiment national commun, pas de religion commune, pas de culture commune et pas de langue commune. La grande majorité des Israéliens veulent un État juif (ou hébreu). La grande majorité des Palestiniens veulent un État palestinien (ou islamique). Israël ne dépend pas des travailleurs palestiniens ; au contraire, il pousse les Palestiniens à quitter leurs lieux de travail. A cause de tout cela, il existe aujourd’hui une unanimité internationale sur le fait que la solution se trouve dans la création d’un État palestinien à côté d’Israël.
En résumé, les deux conflits sont fondamentalement différents. Ainsi, la méthode de lutte doit aussi être nécessairement différente. »
Kim Petersen lui répond dans un texte traduit en français sous le titre « Les boycotts, un moyen légitime de résistance-Une réponse à Uri Avnery ».

Naomi Klein, l’auteure de La Stratégie du choc (Actes Sud), soutient aussi la campagne BDS (boycott, sanctions, désinvestissement), et explique qu’il ne s’agit pas de boycotter les Israéliens (elle est allée là-bas pour présenter son livre aux Palestiniens et aux Israéliens), mais de ne pas agir comme si la situation là-bas était « normale ». (Lire « Naomi Klein Shows You Can Boycott Israel Without Cutting Off Dialogue Over Palestine », Cecilie Surasky, Alternet, 1er septembre).
Signalons aussi l’intervention d’Omar Bargouthi, coordonnateur de la campagne BDS, le 30 août, à l’université d’été du Nouveau parti anticapitaliste. Je joins la traduction du texte en français.
Enfin, un petit rappel historique. Au printemps 1965, Jean-Paul Sartre annula des conférences qu’il devait prononcer à l’université de Cornell pour protester contre les bombardements américains contre le Vietnam du Nord et contre l’absence de réaction de l’opinion américaine à cette agression.

vendredi 4 septembre 2009

Pourquoi nous combattons Agrexco - Publié sur Politis du 03/09/09


jeudi 3 septembre 2009, par Jean-Louis Moraguès, Nabil Ennasri , Nicolas Duntze


Un mouvement de mobilisation s’est constitué contre le projet de Georges Frêche, président du conseil régional Languedoc-Roussillon, de faire d’Israël le partenaire privilégié de la région (voir Politis n° 1060). Un projet dont la première étape serait l’implantation, en octobre 2010, de l’entreprise israélienne de fruits et légumes Agrexco.

Lancée le 23 mai dernier, la Coalition contre Agrexco compte aujourd’hui 83 membres : 20 organisations engagées nationalement (5 partis, 2 syndicats et 13 associations), 19 associations locales de soutien à la Palestine, dont 8 collectifs, 20 associations musulmanes locales et 24 associations locales diverses. La Coalition a déjà reçu le soutien chaleureux et enthousiaste du Comité national du BDS palestinien [1] et du centre israélo-palestinien Alternative Information Center (AIC). Fin juillet une délégation de membres de la Coalition (Cimade, CMF, CCIPPP, NPA) a été reçue en Palestine par le ministre de l’Agriculture, le Parc [2] et des associations de paysans (PFU, UAWC). Déjà informés de l’existence de la Coalition, ils ont prodigué soutiens et encouragements. D’ores et déjà, il nous paraît utile d’identifier quelques-uns des points moteurs de ce développement exceptionnel.

C’est une évidence de « l’après-Gaza » : les habitants des quartiers populaires, dont de nombreux Français musulmans qui s’étaient massivement opposés à la guerre contre Gaza, sont désormais une composante pérenne, en nombre, jeune et combative du mouvement de solidarité avec la Palestine. Cette solidarité s’exprimait jusque-là de façon sporadique, émotive et par identification, notamment lors des agressions criminelles israéliennes (massacres de Jénine…). Cette composante a trouvé dans les objectifs et les actions de la Campagne BDS [3] les pleines modalités de son expression, et joue un rôle très actif dans la Coalition. En témoignent ces initiatives réussies pour la journée du 25 juin à Montpellier : marches contre l’apartheid et contre Agrexco de Nîmes à Montpellier à l’appel de Résistance 30, et de la Paillade à l’appel du comité BDS Montpellier. La lutte contre Agrexco, qui concentre à la fois le boycott (des produits israéliens), le désinvestissement (pas d’argent public contre le peuple palestinien) et les sanctions (refus de la politique israélienne) est un facteur décisif de mobilisation. Passer à l’action pour sanctionner la politique criminelle de l’État d’Israël constitue aujourd’hui l’aspiration dominante, bien au-delà des quartiers populaires, de l’ensemble de la population éprise de justice.

En mêlant habilement la redynamisation de l’activité du port de Sète, gravement sinistré, par l’injection de 200 millions d’euros sur dix ans avec la création de 200 emplois portuaires imputés abusivement à la seule implantation de l’entreprise israélienne exportatrice de fruits, légumes et fleurs Agrexco, le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon espérait museler toute opposition au choix d’Agrexco. Mais, en pleine guerre contre Gaza, l’annonce de ce projet construit dans l’opacité la plus totale dans une région économiquement sinistrée a déclenché réactions et colère. Il est apparu inacceptable, au prétexte d’un sinistre économique, de signer des contrats commerciaux avec des opérateurs volant les terres des paysans palestiniens, les réduisant à l’exil ou à la servitude sur leurs propres champs. Qu’au nom d’une conception de l’emploi dictée par la seule croissance et la compétition internationale on puisse s’exonérer de morale politique. Il est apparu que la politique israélienne devait être sanctionnée, le droit international appliqué. Il est également apparu que ces valeurs ne sauraient constituer l’apanage d’un internationalisme déconnecté des problèmes locaux engendrés par cette économie sauvage. Dans un communiqué du 22 juin 2009, la Confédération paysanne déclarait : « Agrexco à Sète ? La fin des paysans programmée ! » Enfin, nous allions pouvoir sortir du mode de solidarité traditionnel cloisonné qui rassemble « ici » pour un soutien « là-bas », et ainsi élargir le front de la simple solidarité exogène en travaillant concrètement « ici », localement, à l’émergence d’une autre vision politique de l’économie et des échanges. Ces logiques de solidarité impliquent de nouvelles réciprocités entre partenaires, et il faut espérer que le mouvement de solidarité avec la Palestine s’en trouvera enrichi. Ainsi est née une construction originale et porteuse d’espoir : la Coalition contre Agrexco. Il est rare de pouvoir fédérer aussi largement sur un dossier difficile. Sa transversalité le permet. De là découle une forme d’organisation « horizontale ». Bien que largement initiée par le mouvement de solidarité avec la Palestine, elle offre plusieurs portes d’entrée : solidarité avec la Palestine et BDS, respect des droits humains et du droit international, avenir des paysans dans le monde, emploi local des Sétois et emploi régional des paysans, sécurité alimentaire, nature des échanges commerciaux et solidarité internationale, non-violence, environnement, écologie, commerce éthique…

Cette alliance basée sur le pari d’une possible synergie des convergences que les intérêts multiples vont créer impose aussi des exigences. Celles de la pédagogie, de la compréhension mutuelle, du respect des motivations et des « portes d’entrées » de chacun ; et celles de la prise d’initiatives multiples et décentralisées qui, prenant pour base l’Appel de la Coalition, sauront l’adapter aux réalités locales en fonction des forces locales. Seul cet essor d’initiatives locales donnera à la Coalition sa véritable ampleur nationale.

* Nicolas Duntze est membre de la Confédération paysanne, Nabil Ennasri du Collectif des Musulmans de France, et Jean-Louis Moraguès de la Campagne civile pour la protection du peuple palestinien.

Notes
[1] BDS : « Boycott, désinvestissement, sanctions ».
[2] Palestinian Agricultural Relief Committees (Parc) est une organisation non gouvernementale créée par des agronomes décidés à offrir des services et conseils aux fermiers palestiniens.
[3] Campagne lancée en juillet 2005 par 172 organisations palestiniennes représentatives de toutes les composantes du peuple palestinien : réfugiés, Palestiniens sous occupation et Palestiniens d’Israël.



source:



http://www.politis.fr/article7907.html