mercredi 20 mai 2009

Action boycott à Montreuil

A ceux qui disent... nous répondons !

A ceux qui disent….nous répondons.


A ceux qui disent que le boycott peut toucher les palestiniens par le chômage, nous répondons que cet appel a été lancé par les palestiniens (plus de 250 organisations représentantes de la société palestinienne), que depuis la seconde intifada le nombre de travailleurs palestiniens travaillant en Israël a considérablement diminué et que les palestiniens préfèreraient disposer d’eux-mêmes et ne pas dépendre de l’économie israélienne.

A ceux qui disent que le Boycott est une punition collective envers tous les israéliens nous répondons que c'est uniquement la politique du gouvernement israélien qui est visée par nos actions non-violentes, que la brutalité de l’occupation que subit les palestiniens ainsi que les massacres réguliers témoignent d’une disproportion des forces qui ne peut rester impunie, que c’est le seul moyen dont nous disposons en tant que citoyens pour faire passer notre message et faire prendre conscience aux israéliens de l’insoutenable situation et enfin que des israéliens nous soutiennent dans cette démarche.

A ceux qui disent « Pourquoi ne pas appliquer le Boycott des autres pays comme la Chine ? », nous répondons « pourquoi pas Israël ? », Israël, contrairement au Soudan ou à la Corée du Nord, opprime en notre nom, au nom de la démocratie et de ses valeurs et c’est l’un des rares pays à avoir le droit à l’impunité totale.

A ceux qui disent que le boycott académique coupe court à toutes possibilités d’échanges et risque d’isoler davantage les israéliens, de les radicaliser, nous répondons que la société israélienne a atteint un niveau de radicalité difficilement dépassable alors même que ces échanges étaient en vigueur, que ces échanges n’ont pas amélioré la situation des palestiniens qui n’a fait qu’empirer, que la rupture de ces échanges avec les institutions d’Israël ne nous empêchera pas de continuer à rencontrer des israéliens qui luttent pour qu’une prise de conscience émerge dans leur société, que les institutions israéliennes sont les instruments de l’occupation et de l’oppression des palestiniens.

A ceux qui disent que le boycott des artistes et intellectuels israéliens n’est pas admissible, nous répondons que nous appelleront au boycott des personnalités qui profitent de leur statut public pour défendre un état criminel, dont l'armée est accusée de crimes de guerre planifiés et répétés contre une population civile désarmée.

A ceux qui disent que le boycott sportif n’a rien à voir, nous répondons que lorsque les sportifs palestiniens seront autorisés par les autorités israéliennes à sortir jouer à l’étranger, alors nous comprendrons que les sportifs israéliens viennent se représenter chez nous et que tous les israéliens sont responsables de ce qui se passe dans leur « démocratie ».

A ceux qui disent que le boycott leur rappelle le boycott de 1933 contre les juifs, nous répondons de cesser ce chantage honteux à l’antisémitisme, que le boycott des nazis était utilisé par un gouvernement totalitaire contre une minorité opprimée. Nous, nous nous référons au boycott des forts par les faibles, dans la lignée du boycott sud africain initié par l'ANC.

A ceux qui disent que le boycott s’oppose à la liberté d’entreprendre, nous répondons que le droit des peuples est supérieur à la liberté d’entreprendre.

A ceux qui disent que le boycott remet en cause l’existence de l’Etat d’Israël, nous répondons que nous nous insurgeons contre la situation qui est faite aux palestiniens et que l’appel au boycott est conditionné par le respect du droit international.

vendredi 8 mai 2009

De la ciboulette bretonne made in "Israel"...

Publié dans le magazine UFC- Que choisir de Mai 2009.

Ci dessous une brève du magazine UFC- Que choisir sur de la ciboulette censée provenir de Bretagne mais dont l'origine est en réalité "israel". Jusqu'ou va la tromperie du consommateur? A droite de l'article un texte de loi dénonçant cette pratique des supermarchés et une indication du magazine sur la possibilité d'alerter la Direction de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes.


jeudi 7 mai 2009

La FSU, premier syndicat français a rejoindre le BDS



CDFN des 20 et 21 janvier 2009 - Palestine

Pendant plus de trois semaines, Israël a pris la décision de bombarder Gaza et d’engager une attaque terrestre contre une population déjà privée de ses droits fondamentaux. Aujourd’hui Gaza est dévastée et la situation humanitaire y est effroyable. Cette attaque israélienne affichée comme la réponse aux tirs de roquettes sur les populations civiles du sud d’Israël est apparu aux yeux du monde, malgré les tentatives d’interdire à la presse l’accès aux territoires pilonnés, comme très loin d’une simple attitude défensive.


L’occupation militaire, cause de ce conflit, est occultée ; l’évacuation des huit mille colons de Gaza, en août 2005, n’a évidemment pas mis fin à la mainmise d’Israël sur cet étroit territoire d’un million et demi d’habitants, auquel tout débouché économique et commercial est refusé, pas plus qu’elle n’a mis fin, au contraire, à la colonisation de la Cisjordanie.

Le silence de la communauté internationale et notoirement des grandes capitales occidentales, face aux violations répétés du droit international par l’Etat d’Israël est choquant. Le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires occupés a pourtant dénoncé les « lâches crimes de guerre » commis par Israël dans la bande de Gaza.

Après le cessez-le-feu unilatéral et fragile, le siège continue, l’occupation et la colonisation se poursuivent. Les forces armées israéliennes doivent se retirer de Gaza et de tous les territoires occupés. Une force de protection doit pouvoir venir immédiatement protéger les populations civiles, avec l’acheminement sans délais d’équipes médicales, de médicaments et d’équipements médicaux. L’UE doit apporter une aide à la reconstruction de Gaza. Les responsables de crimes de guerre doivent être poursuivis et jugés.
Pour faire vivre la paix, il faut en terminer avec les faux équilibres ; les moyens de mettre un terme à ce conflit existent : il s’agit d’abord de régler ce conflit au fond, c’est-à-dire par la décolonisation des territoires, la levée du blocus de Gaza, et l’établissement d’un État palestinien.
L’Union européenne, les Etats-Unis doivent rompre avec leur politique qui encourage de fait l’Etat d’Israël à bafouer le droit international. L’UE peut imposer à Israël, y compris par les sanctions nécessaires le respect des résolutions des Nations Unies pour l’établissement d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. C’est aussi le sens de l’appel de la "La société civile palestinienne au boycott, aux sanctions et aux retraits des investissements contre Israël jusqu’à ce que cet Etat applique le Droit international et les Principes universels des Droits de l’homme." La FSU soutiendra les initiatives qui iront dans ce sens.


Au niveau européen, il faut dénoncer les accords de réhaussement dont vient de bénéficier Israël, et exiger la suspension de l’accord UE-Israël tant que les droits humains et le droit international ne seront pas respectés.
Au niveau international, des négociations sérieuses résolument tournées vers la création d’un Etat palestinien doivent être lancées sans délai.


Pour la FSU seul le respect du droit international et des résolutions de l’ONU en faveur de la création d’un Etat palestinien, assurant la coexistence de deux Etats aux frontières sûres et reconnues peut permettre la résolution de ces conflits meurtriers.
En France, la sensibilité à cette actualité tragique est réelle et de nombreuses manifestations ont montré la solidarité des citoyens avec la population de Gaza. Cependant des actes isolés, inacceptables, témoignent de risque de crispations identitaires.


La FSU s’inquiète de tout ce qui viserait à transformer ce conflit territorial et politique en un « conflit de civilisation », en lien avec des questions religieuses ou « ethniques ». Il condamne toute expression et toute attitude antisémites, racistes ou xénophobes. Et à ce titre, la FSU est signataire de l’appel lancé à l’initiative de la LDH et de la Ligue de l’Enseignement.


Seul le respect des droits de l’Homme, du droit international et du droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues offrira les solutions viables et durables à un conflit qui ensanglante le monde depuis plus de soixante ans.


Pour : 89 – contre : 5 – abs : 5 – rdv : 5


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